Qu’est-ce que la rhinoplastie ?
La rhinoplastie est une chirurgie qui consiste à remodeler les os et les cartilages du nez.
Il s’agit le plus souvent d’une chirurgie esthétique : elle vise à enlever une bosse, affiner le nez, en diminuer la longueur et peut changer la physionomie du visage.
Parmi les interventions de chirurgie esthétique, c’est l’une des plus réalisées au monde mais aussi l’une des plus complexes.
La chirurgie du nez peut également intervenir suite à un accident, une malformation ou à une maladie (cancer, rhinophyma…). On parle alors de chirurgie réparatrice ou reconstructrice, laquelle est généralement prise en charge par la Sécurité sociale.
La rhinoplastie peut être associée à une septoplastie, qui consiste à repositionner une cloison nasale déviée qui créait une gêne fonctionnelle. Il s’agit alors d’une rhinoseptoplastie, qui est une opération mixte à visée esthétique et thérapeutique.
Quels sont les risques liés à la rhinoplastie ?
Tout acte chirurgical comporte des risques de complications et la rhinoplastie ne déroge pas à la règle.
Tout comme le lifting cervico-facial et les prothèses mammaires, des complications interviennent dans 5 à 10% des cas.
La rhinoplastie une donc une opération qui comporte moins de risques que l’abdominoplastie et la plastie mammaire (plus de 10% de complications) mais davantage que la lipoaspiration et la blépharoplastie (moins de 5% de complications).
Il existe des risques généraux liés à l’anesthésie et la cicatrisation ainsi que des risques spécifiques à la rhinoplastie et le patient doit en être parfaitement informé avant l’opération.
Les complications possibles sont plus ou moins graves et peuvent intervenir immédiatement ou à distance.
Les risques généraux sont notamment l’infection, l’hématome, l’œdème des paupières, une hyperpigmentation de la peau, des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes, une nécrose.
Les risques spécifiques à la rhinoplastie sont notamment :
une perforation nasale entrainant une perte de goût et d’odorat ou une hypsomie,
une rhinite permanente,
des maux de tête et des douleurs persistantes,
un déplacement secondaire des volets osseux malgré l’attelle.
Les bonnes pratiques réduisent ces risques mais ne les suppriment pas.
Quelquefois le résultat de la rhinoplastie peut être mauvais avec un nez ne correspondant pas du tout aux attentes du patient et/ou manifestement raté, rendant l’ensemble du visage moins harmonieux et moins attrayant qu’avant l’opération.
Il peut s’agir d’un nez pincé, dévié, déformé, retroussé, trop pointu, d’un nez trop raccourci, trop aplati, d’un « nez de boxeur », en marche d’escalier, d’un bec de corbeau (bec de corbin), de cicatrices inesthétiques et gênantes.
Une rhinoplastie ratée n’est pas anodine, le nez étant un élément particulièrement important de l’aspect physique.
Les patients peuvent demander à être opérés de nouveau. On parle alors de rhinoplastie secondaire, tertiaire etc. Ces rhinoplasties peuvent intervenir pour une correction mineure jusqu’à la reconstruction du nez par greffe.
Lorsque survient une complication suite à une rhinoplastie, les réactions du patient victime peuvent être vives et aller jusqu’à une dépression réactionnelle.
Si le dialogue avec le chirurgien est rompu, le patient ne doit pas hésiter à saisir la commission des usagers de l’établissement où a eu lieu l’opération, ce qui lui permettra d’être écouté et de mieux comprendre ce qui s’est produit.
Il convient d’ailleurs de rappeler que le devoir d’information et d’explication du chirurgien ne prend pas fin avec l’opération.
Pour lire l’article dans son intégralité : https://www.village-justice.com/articles/indemnisation-une-rhinoplastie-ratee,38768.html
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