Maladie de Dupuytren

Selon Wikipédia, la maladie de Dupuytren ou contracture de Dupuytren est une fibrose rétractile de l’aponévrose palmaire (une membrane située entre les tendons fléchisseurs et la peau). Elle entraîne une rétraction et une flexion progressive et irréductible des doigts. L’atteinte est souvent bilatérale, les tendons fléchisseurs des doigts sont indemnes, ce ne sont pas eux qui se rétractent.

Elle a été décrite en 1831 par le baron Dupuytren, chirurgien à l’Hôtel-Dieu de Paris. Le traitement classique était chirurgical, le traitement percutané a désormais une place selon la forme et la sévérité de la rétraction.

L’injection de collagénase (non pris en charge par la CPAM en France) donne également de bons résultats. Le taux de récidive, qui est le problème principal de cette affection, est plus important après un traitement percutané mais ne coupe pas les ponts à un traitement chirurgical.

Maladie de Dupuytren

J’aime opérer les maladies de dupuytren, quand il faut opérer, par des incisions spéciales, dites discontinues : les tissus cicatrisent plus vite, le résultat esthétique et fonctionnel est meilleur.

Des infiltations des cordes débutantes sont possibles aux stades 1 et 2 de la maladie : cordes encore souples et noeuds axiaux au niveau des doigts.

Ce traitement médical est très interessant car non opératoire mais il retarde en fait l’acte chirurgical.

Maladie Dupuytren : résultat précoce, incisions discontinues
Avant / Après maladie de Dupuytren

Des piqûres pour guérir la maladie de Dupuytren débutante

Préconisées depuis fort longtemps par l’école de rhumatologie de l’hôpital Lariboisière mais assez peu pratiquées par les chirurgiens, les injections de corticoïdes retard dans la fibrose qui constitue la maladie de Dupuytren permettent, dans une certaine mesure, d’éviter des opérations. Celles-ci sont particulièrement redoutées car elles entraînent un arrêt travail et une gêne à la mobilisation pendant environ 3 semaines.

Les injections se pratiquent avec un produit Corticoïdes retard, à plusieurs étages, tout du long de la fibrose, qu’il convient de creuser par des tunnels préalables à l’aide d’une aiguille fine.

Afin de diminuer la perception douloureuse, on appliquera sur la zone qui sera infiltrée, une crème anesthésiante protectrice, environ une demi-heure avant l’injection.

Les résultats positifs commencent à se manifester environ 10 jours après la première injection sous forme d’assouplissement progressif, puis la disparition des nodules : gros comme un petit pois au départ, ils deviennent comme des petits grains de riz ensuite.

Plusieurs séances seront nécessaires, espacées de deux mois environ afin d’obtenir le meilleur résultat possible.

Des injections peuvent être pratiquées sur la main controlatérale, en cas de fibrose débutante, lorsque l’on pratique une opération de maladie Dupuytren au niveau d’une main atteinte d’un niveau 3 ou 4 .

Les résultats observés montrent que les injections sont une technique efficace à laquelle les patients peuvent recourir dans les formes légères : maladie au stade 1 ou 2 et surtout lorsque la peau est de bonne qualité, pas trop épaisse et encore souple.

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