
À l’origine du lifting biplan étendu depuis 1973, cette procédure à débuté par la réparation de visages paralysés, la dissection de ce que j’ai d’abord appelé le squelette fibreux du visage.
Le platysma (ou muscle peaucier du cou), maintient l’équilibre de la tête sur le corps. Il semble que ce muscle possède des mouvements paradoxaux.
Une équipe composée de chercheurs de plusieurs villes des États-Unis ont publié un travail intéressant concernant l’anatomie fonctionnelle du muscle peaucier du cou ou platysma. Cette étude est signée par le docteur Oded Ohana, qui travaille dans une équipe d’ophtalmologistes.
Leur étude a une portée relativement importante dans la mesure où ce muscle, que j’appelle muscle de la grimace, attire les coins de la bouche vers le bas mais déforme et contracte plus la peau du cou en exagérant les bandes platysmales ou fanons.

L’anatomie de ce muscle a surtout été étudiée par mon ami Claudio Cardozo de Castro à Rio de Janeiro au Brésil. Celui-ci a beaucoup publié sur le sujet dans les années 1975-1980. Les études de mon ami ont montré que la seule solution pour parvenir à améliorer l’anatomie du cou était de faire une transsection basse de ces muscles et non pas une suture au milieu du cou, opération qui a été appelée « la « platysmaplastie en corset« , décrite par Joel Feldman aux US.
Cette transsection a été utilisée par beaucoup de chirurgiens pendant longtemps, puis fut délaissée parce qu’elle donnait une rigidité au milieu du cou qui s’avère un peu gênante.
L’étude récente des chirurgiens américains a démontré que le muscle platysma subit un vecteur de contraction vers l’arrière au niveau de sa portion faciale et un vecteur vers le haut dans la partie basse du muscle qui s’insère au niveau de la moitié antérieure de la clavicule.
Je voudrais rappeler aussi qu’avec le dr Patrick Knipper, nous avons montré que les cordes platysmales étaient dûes à une hypercontraction et non à un relâchement des muscles peauciers du cou. Il est possible de les diminuer par des injections de botox pour les faire disparaître ou au moins en diminuer l’intensité de contraction et de visibilité.
Il a d’ailleurs été confirmé par les travaux ultérieurs (publiés aux USA) du Docteur Patrick Trévidic, un brillant chirurgien français, avec un grand retentissement !
En conclusion, la connaissance anatomique plus précise du muscle platysma permet une modulation efficace au cours des injections de Botox dans ce muscle pour en atténuer les effets plutôt négatifs au niveau de l’expression du visage.
Il est aussi nécessaire de rappeler que ce muscle platysma, par son hyper contraction, stabilise la partie antérieure de la face dont l’équilibre repose aussi sur la colonne cervicale. Or, celle-ci a tendance à s’incurver avec les années. C’est le muscle platysma ou peaucier du cou qui, comme des filins détendus sur le mât d’un navire, en assurent un équilibre satisfaisant, ce fait n’est pas à négliger.
Laisser un commentaire